Made in France ?! REALLY !? (via medium.com)

Pourquoi Adok a fait le choix d’une production en France, en petite quantité, pour un produit électronique ?

Adok est une entreprise de haute technologie qui vous fait gagner du temps en réunion. Nous avons développé un projecteur intelligent transformant n’importe quelle surface en écran tactile, et un Assistant de Réunion, qui vous aide à démarrer votre réunion plus vite, l’animer plus efficacement et surtout génère un compte-rendu automatisé de vos échanges. C’est réellement le futur de la réunion et nous adressons un marché mondial. La réunionite n’est pas une maladie française, le coût d’équipement des salles de réunion n’est pas un problème uniquement pour les PME françaises, et le sujet du smart-office n’est pas franco-français. La preuve en articles : The Economist, Les Echos, Déplacements pros

Nous faisons de l’Electronique. Je le redis encore une fois : Adok produit un appareil électronique qui est composé de circuits imprimés, d’optique et de logiciels qui en font un outil collaboratif.

Dans la logique du monde d’aujourd’hui, le design est fait dans un pays Occidental, le marketing à San Francisco, le software en Europe de l’Est ou en Inde et la production du Hardware en Chine. Je ne cherche pas à être militant, ce n’est pas un tort de fonctionner comme cela. C’est une réalité économique. Nous évoluons dans un environnement mondialisé et la collaboration à distance n’a jamais été aussi facile. Certaines régions concentrent des talents, ressources et infrastructures leur donnant un avantage compétitif sur le reste du monde pour des activités données.

En plus, en électronique, tout le monde le sait, le prix est une question de volume. Les économies d’échelle sont monstrueuses, et il vaut mieux produire 10 000 unités plutôt que 100, quel que soit le risque industriel. N’est-ce pas ?

Alors pourquoi donc produire en France, en petites quantités ? Adok n’a donc aucune ambition ? Avons-nous décidé de sacrifier notre marge et la rentabilité de notre entreprise pour prouver que l’on peut produire en France ?

Bien au contraire ! Comme je le disais, notre marché est mondial et notre ambition équivalente. Notre succès au CES 2019 n’a fait que renforcer cette conviction et cette envie de conquête ! (CNET, NBC, CES Awards Honoree) Les géants de la production mondiale nous ont approchés, croient en notre produit et souhaitent nous aider à le produire.

Est-ce donc la parano de la copie qui nous a guidé ? Non encore une fois… La valeur ajoutée ne réside pas dans un schéma de carte électronique unique qui peut être répliqué à bas coût.

Réalité économique et Stratégie ambitieuse

Nous avons choisi d‘assembler dans un endroit géographiquement proche, en Bretagne par choix stratégique et économique.

Le projecteur intelligent Adok Aura est un produit extrêmement complexe, fait de haute technologie, d’un logiciel de vision par ordinateur propriétaire et à très forte valeur ajoutée.

Adok Aura, un ordinateur complet 💻, autonome, intégrant une batterie 🔋, un projecteur 📽️, un processeur 💾, un système de détection du tactile par Computer Vision 📹 et tout ce dont vous avez besoin pour commencer et animer vos réunions en quelques instants, partout où vous le souhaitez. (Si, si je vous le promets, n’hésitez pas à nous demander une démo, vous verrez c’est magique !)

C’est donc un sacré sujet à industrialiser. Y a du boulot, croyez-moi ! De plus il est plus volumineux qu’un smartphone ou un thermostat connecté, et donc plus cher à transporter.

L’enjeu est donc pour nous d’industrialiser un produit fiable, qualitatif, qui satisfait pleinement nos premiers clients. Nous créons une vraie relation avec eux et attendons de leur part des retours honnêtes et directs sur notre produit, afin d’affiner notre roadmap et répondre au mieux à leurs besoins.

Pour y parvenir, nous avons construit un système tripartite entre d’un côté l’usine d’assemblage à Brest (Evosens) & le fabricant d’électronique français (Systech), de l’autre nos utilisateurs (répartis sur une centaine d’entreprises clientes en Europe, quelques-unes en avant-première aux US) et enfin notre équipe (tech & product).

Cette collaboration représente pour moi la force d’Adok et la solide base sur laquelle nous pourrons construire son avenir ambitieux. Combien d’entreprises Hardware ont connu des difficultés après des ventes massives sur Kickstarter ou avec un système de précommande ? Combien ont eu du mal à livrer ? Combien ont cherché à économiser quelques centimes par produit pour au final y perdre sur le SAV ?

Nous tentons d’éviter ses écueils en maitrisant au mieux notre production, en vendant uniquement sur pré-commande en quantité limitée. La référence B2C de ce modèle de commande et de contrôle des volumes est OnePlus. Nous ne pouvons répondre pour l’instant à toutes les demandes, nous réservons déjà des produits pour le mois de mai. Nous avons des demandes en Asie, ou encore aux US que nous faisons patienter au maximum pour des questions de normes et certifications. Mais en échange, nous avons une connaissance parfaite de notre produit, une collaboration unique avec notre Assembleur, une relation étroite avec nos clients. Tout ça pour leur faire gagner quelques minutes à chaque réunion… 😇

Et à plus long terme?

In my humble opinion, le marché actuel de l’électronique, en particulier sur les produits à forte valeur ajoutée n’est pas le même qu’il y a 10–15 ans.

L’automatisation des usines, le prix des composants (processeur, connecteur, puces, cartes mères etc), la prédominance du Software dans la valeur ajoutée, font que le prix de la main d’oeuvre ne pèse pas autant dans le coût de revient d’un produit qu’il y a quelques années.

Le prix de revente est d’ailleurs lié à la valeur perçue de ces produits et non à la somme des composants + de la mains d’oeuvre + d’une marge raisonnable.

Pour citer le patron de ce “Game” là :

“It’s a value price, actually, for the technology you’re getting,” Tim Cook. (Source)

Les grands sujets qui tracassent aujourd’hui les producteurs d’électronique sont les taxes d’importation, les délais d’approvisionnement et les variations de prix des matières premières.

Si l’on prend l’exemple de Tesla, qui a décidé d’ouvrir des usines aux Etats-Unis, l’optimisation des coûts de transport, des taxes, les aides pour l’emploi des Etats permettent de produire des voitures à forte valeur ajoutée (bien de consommation par excellence aux Etats-Unis) sans avoir à délocaliser la production. Il leur reste certes à atteindre des volumes de production et des prix de vente promis, mais le pari semble globalement réussi.

Et si demain, la France n’était pas un choix tout à fait logique pour produire, même en grandes quantités, des produits électroniques à forte valeur ajoutée ? Quel que soit le salaire minimum ou les lois sur le travail ? Car le choix économique sensé serait d’assembler dans des usines de hautes technologies, avec un savoir-faire important des produits à très forte valeur ajoutée ?

Pourrait-on même imaginer des Foxconn, Qualcomm, Intel, Texas Instrument ou autre géant de l’Electronique investir dans des sites de produits français ? Pourquoi pas ?

—> Sinon pour réduire de 5 à 10min chacune de vos réunions c’est par là : www.getadok.com

Source: medium.com