Adok mise sur le leasing pour séduire les PME (via lesechos.fr)

La start-up développe un projecteur innovant pour animer les réunions. Afin de doper ses ventes auprès des PME, elle engrange les accords de distribution avec des fournisseurs de matériel de bureau ou des éditeurs de logiciels.

En août 2018, Adok bouclait une  première levée de fonds de 1 million d’euros . Deux objectifs pour la start-up parisienne : faire fabriquer en grande série son innovation, un projecteur compact permettant de transformer n’importe quelle surface en écran tactile. Mais aussi accélérer les ventes de la jeune pousse. Neuf mois plus tard, la start-up compte environ 80 entreprises clientes. Des grands groupes, comme Eiffage, Natixis, La Poste et Orano. «  Et aussi de plus en plus de PME : des cabinets d’architectes, agences de communication et bureaux d’études qui ont besoin de visualiser des plans et de les annoter  », précise Paul Péretié, qui a fondé Adok en avril 2016 avec Jimmy Roux et Renan Bourgois.

 

Leasing et abonnement

Tout juste lauréate du prix TechOff 2019 de ParisTech Entrepreneurs, la start-up estime pouvoir vendre environ 1.000 dispositifs en 2019. Et les PME sont clairement dans le viseur. Un marché prometteur, selon Paul Péretié, qui l’évalue à un potentiel de plusieurs dizaines de millions d’euros en Europe. «  D’ici à quelques années, les ventes de projecteurs tactiles Adok, et ses concurrents qui émergent, se compteront en dizaines de milliers d’unités par an. »

 

Pour un prix abordable de 1.990 euros hors taxes, Adok propose un outil innovant de réunion, fabriqué en France, à Brest, ce qui est toujours plus sécurisant en termes de service après-vente. Et pour les PME qui trouveraient le projecteur « intelligent » encore trop onéreux, la start-up de 15 personnes prévoit de lancer en mai 2019 une formule par abonnement. Le tarif serait de 149 euros par mois, une somme comprenant le leasing du matériel plus l’abonnement au logiciel.

 

Adok accélère en Europe

Afin d’explorer le vaste marché des PME, Adok s’appuie sur trois canaux : la prospection directe, la vente sur Internet et la commercialisation via des distributeurs de matériel de bureau. Pour accélérer les ventes, la start-up de l’Essonne va densifier son réseau de distribution et concentrer ses efforts sur Internet. Selon Paul Péretié, «  la technologie a fait ses preuves, son niveau de maturité lui permet d’être vendue en ligne  ».

Internet permet en outre de toucher une clientèle européenne. A titre d’exemple, l’Allemagne fait partie des pays étrangers où la progression des ventes est la plus significative. Mais, à distance, il est plus compliqué d’expliciter la valeur d’usage du produit. Pour faire décoller les volumes, les accords de distribution avec des fournisseurs d’équipements de bureau ou des éditeurs de logiciels, comme Excense et Touchify, seront encore plus déterminants. Avec leur puissance de feu commerciale, ces acteurs du BtoB représentent de vrais « relais de croissance », en France et même au-delà des frontières pour ceux ayant une dimension internationale. Déployer la solution à l’étranger, ce sera d’ailleurs l’un des objectifs de la prochaine levée de fonds, prévue fin 2019.

Le stand d'Adok au CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, en janvier 2019. - Adok
Le stand d’Adok au CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, en janvier 2019. – Adok

Source: lesechos.fr