TheContillery décortique les images qui font cliquer (via Stratégies.fr)

La technologie et les algorithmes mis au point par la start-up TheContillery analysent les images et surtout l’engagement social qu’elles suscitent. Pour tout connaître des secrets des photos qui « cliquent ».

Comment savoir, dans une profusion d’images, celle qui tapera dans l’œil des clients ? C’est ce que TheContillery (contraction de « The Content Distillery », distillerie de contenus) promet aux annonceurs de mieux appréhender, grâce à l’intelligence artificielle. Cette start-up, fondée en 2017 par un ancien directeur général chargé du digital d’Omnicom Media Group, Arnaud Caplier, a développé une technologie et des algorithmes qui permettent d’analyser l’image et l’engagement qu’elle suscite (engagement social, clics générés, vues des vidéo, etc.). « Le pouce est arrêté en 13 millisecondes, il s’agit de savoir comment le stopper », fait remarquer le dirigeant. Pour cela, la solution s’attache à établir la relation entre les données de l’image et l’impact de celle-ci. Pour les clients, les applications sont multiples : améliorer leurs contenus visuels, savoir quelles images garder sur leurs sites web ou obtenir une aide à la création de campagnes.

Codes de l’engagement

« Dans ma vie professionnelle antérieure, j’étais amené à recommander de migrer des budgets sur mobile et les réseaux sociaux. Cela peut paraître une évidence aujourd’hui, cela ne l’était pas autant alors. Problème : il y avait une adhésion sur la vision, mais très rarement des contenus adaptés », se souvient Arnaud Caplier. C’est pourquoi il s’intéresse au sujet, poussé aussi par Jean-Christophe Jourde, président d’Estée Lauder. Le souhait du fondateur : maîtriser les codes de l’engagement. Ce spécialiste de l’univers de la data, passé par Acxiom et Weborama comme chief data officer, se penche sur la question et dépose les statuts de l’entreprise en juin 2017.

Si les premiers mois permettent de valider les algorithmes et d’affiner le business model, le développement commercial démarre en septembre 2018. Pour grandir, l’entreprise s’appuie sur des fonds levés en amorçage auprès de Takara Capital. La start-up de neuf personnes vise des clients dans le voyage, la mode, la beauté ou l’automobile. Elle prévoit, d’ici à fin 2019, de recruter et de lever de nouveaux fonds, de 2 à 5 millions d’euros. Pour voir venir…

Source: Stratégies.fr