⚗️[BLOG] Bilan VivaTech 2019 : une savante alchimie des écosystèmes !

Brennus à VivaTech 2019, sur le stand SAP

Le Salon VivaTech, pour sa 4ème édition, a confirmé son succès. Il fait désormais partie des plus grands salons spécialisés. Il a accueilli 124.000 visiteurs venus de 125 pays, une affluence en hausse de 24 % par rapport à 2018. Environ 13.000 start-ups s’y sont retrouvées, face à 450 ‘speakers’, 3.300 investisseurs.

ParisTech y comptait 28 de ses start-up bien dans la course – dont 360 Learning, Adok, Brennus Analytics, Daily d’Initiés, Linkurious, Scalinx, Wakeo…

 

 » En 2015, lorsqu’on a lancé le salon, beaucoup n’y croyait pas « , a déclaré Cédric O, secrétaire d’Etat au Numérique

Par sa communication, dont celle sur les réseaux sociaux, le salon revendique avoir touché 231 millions de personnes dans le monde et un total de 3 milliards de visites sur trois jours ! 

 

Un étonnant brassage

Parmi les intervenants vedettes, on a pu voir Jack Ma, CEO d’Alibaba – cité par le président Macron -, Ginni Rometty, CEO d’IBM, Young Sohn, CEO de Samsung, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, Justin Trudeau, Premier ministre du Canada.  Parmi les exposants figurent beaucoup d’Etats, dont le Royaume-Uni, pas encore atteint par le Brexit. L’Afrique, avec AfricaTech, dont le Maroc, était bien représentée. 

 

Sur place, on constate un étonnant brassage entre étudiants, plutôt niveau ‘master’, qu’on imagine tous start-upeurs, et des grandes marques face à des fournisseurs de solutions IT. Chacun fait son marché de façon ouverte, sans état d’âme, en jouant de la concurrence.

 

Robots moins visibles, IA omniprésente

Les robots, humanoïdes ou non, s’y font toujours remarquer, mais moins que lors des premières éditions. VivaTech accueille toutes les formes d’innovations, notamment autour de l’IA, et cela dans tous les secteurs – représentés par les grands groupes aussi divers que BNP Paribas, Bouygues, L’Oréal, Matmut, SAP, SNCF Vinci et des grandes marques comme Citroën… Des grands noms qui côtoient des fournisseurs IT comme HPE, SAP, Thales… Et des institutionnels comme BPI France, le Grand Paris, l’INPI, etc. 

 

Dans les tendances nouvelles, on a relevé la thématique « l’innovation au service du bien commun », ou comment améliorer le quotidien des êtres humains. Le robot chirurgien  » Da Vinci  » d’Intuitive (USA), retenu par l’hôpital d’Orléans, a fait forte impression. On a pu voir également Andyamo, un ‘Google maps’ pour personnes à mobilité réduite, ou encore e-Tree, un arbre solaire connecté ou même Growberry, une serre hydroponique pour cultiver des potagers en intérieur. 

 

VivaTech 2019 a également été marqué du sceau ‘Tech for Good’ : « L’innovation technologique doit être au service du bien commun « , a souligné Justin Trudeau (Canada) lors du 2ème sommet dédié à cette initiative internationale qui a obtenu le soutien d’une cinquantaine de pays et de grands fournisseurs, dont IBM. 

La place des femmes a également été abordé notamment lors d’un débat intitulé « Girl Power ».

LA DIMENSION EUROPÉENNE

Actualité oblige, l’Europe était également au cœur des débats. Le président Macron a résumé, sans notes, ses convictions. Après avoir estimé que la France pourrait augmenter sa capacité d’investissement pour l’ensemble de l’écosystème de 1, 4 milliards d’euros en 2018 à 5 milliards à moyen terme, car « les tickets (des investisseurs) sont de plus en plus gros. Et on lève des capitaux plus rapidement ». Autre constat : « En 18 mois, la France a produit plus de licornes que précédemment ».

« La France possède l’ADN et la fièvre de l’innovation », a ajouté Emmanuel Macro, très en verve. « Nous sommes un pays de créateurs, d’innovateurs, d’écrivains, d’artistes de grands peintres, de grands chefs cuisiniers … Et l’Europe est le lieu qui permet de maximiser les capacités de chacun d’entre nous (…) L’Europe, c’est le plus beau lab à traitement de la complexité (…) Elle peut devenir le leader de la technologie de demain, et une technologie durable et démocratiquement soutenable ».